Billetterie

La Vierge du Rhin

de Gilles Grangier , France , 1953

Rétrospective Gilles Grangier

Sur les quais de Dusseldorf, le mécanicien du bateau La Vierge du Rhin a les jambes brisées dans un accident. Un homme propose ses services au commandant Meister (Olivier Hussenot) pour remplacer le blessé. Il se dit allemand mais éveille de nombreux soupçons à bord. On découvre bientôt sa véritable identité : il s’agit de Jacques Ledru (Jean Gabin), le propriétaire de la compagnie de navigation à laquelle appartient le navire, que tout le monde pensait disparu en captivité.

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La Vierge du Rhin
marque le début d’une longue collaboration qui unira Gilles Grangier et Jean Gabin durant seize ans et douze films. Avec un scénario et une mise en scène solides, ce film témoigne une nouvelle fois des qualités du cinéaste. L’acteur cherchait, depuis son retour dans le cinéma français en 1946, à se renouveler et rompre avec les films réalistes d’avant-guerre qui l’avaient rendu célèbre et La Vierge du Rhin, où se mêlent polar et aventures dans une atmosphère portuaire insolite, tomba à point nommé.

« La vérité vraie c’est que c’était très agréable de faire des drames, et souvent plus facile que de faire des comédies. Mais j’étais catalogué, compartimenté et l’échec de Danger de mort ne m’avait pas aidé. C’est pourquoi la rencontre avec Gabin a été déterminante pour moi. Il m’a fait passer à l’échelon supérieur. […]La Vierge du Rhin est resté, pour moi, et dans mon souvenir, un bon film. Et en revenant de là, les liens avec Gabin, que je pouvais qualifier de "familiaux", s’étaient resserrés. […] Ce qu’il voulait, c’était se sentir bien, retrouver ce qu’il avait eu avec Renoir, Duvivier, des gens comme ça. Et je dois dire, n’en déplaise à certains, qu’il le retrouvait avec moi, sûrement. » (Gilles Grangier, Passé la Loire, c’est l’aventure - 50 ans de cinéma. Entretiens avec François Guérif, Actes Sud / Institut Lumière).

Si Gabin fait l’unanimité pour le public et la critique, il n’écrase pas pour autant les seconds rôles, dont l’interprétation est saluée, notamment celle d’Andrée Clément. Celle-ci sort de ses habituels rôles de tragédienne et se révèle, pour son ultime apparition, une remarquable actrice comique en incarnant Anna, une secrétaire fantaisiste : « Cette comédienne fait preuve d’un sens de l’humour qui nous fait souvent penser à la Katharine Hepburn des bonnes comédies américaines […] » (Josette Daix, Les Lettres françaises, 19 novembre 1953)

La Vierge du Rhin
France, 1953, 1h30, noir et blanc, format 1.37

Réalisation Gilles Grangier
Scénario Jacques Sigurd d’après le roman éponyme de Pierre Nord
Photo Marc Fossard
Musique Joseph Kosma
Montage Paul Cayatte
Décors Jacques Colombier     
Costumes Jacques Fath
Production Evrard de Rouvre, Vega Films
Interprètes
 Jean Gabin (Jacques Ledru), Nadia Gray (Maria Meister), Élina Labourdette (Geneviève Labbé), Andrée Clément (Anna Berg), Olivier Hussenot       (Meister), Albert Dinan (le commissaire Guérin), Claude Vernier (Pietr), Renaud Mary (Maurice Labbé)

Sortie en France : 13 novembre 1953

Copie restaurée au laboratoire VDM

Restauration 4K Studiocanal inédite, spécialement pour le festival.

 

Séances
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