Posté le 15.10.2021
Trois formidables films d’horreur nippons pour passer une nuit de frisson !
Les Japonais s’y connaissent en peurs. Il y a eu celle de l’atome, dans la foulée des bombardement d’Hiroshima et Nagasaki, incarné par le Kaiju, le « cinéma de monstres » inauguré par l’ami Godzilla. Et puis, plus près de nous ont surgi d’autres créatures qui fichent sacrément les jetons – même si elles ont parfois des raisons de réclamer leur dû. Ainsi, Sadako, la sorcière de Ring, qui cheveux sur les yeux, jaillit du téléviseur, donna-t-elle le signal d’un nouveau cinéma d’horreur nippon, dont le réalisme est propice à l’effroi.
Ring, 1998
Hideo Nakata en a été le maître : Dark water et ses fantômes offre aussi un point de vue sur l’aliénation dans la société japonaise d’aujourd’hui. Avec Audition, le touche-à-tout Takashi Miike signe une œuvre majeure qui dit la révolte d’une femme abusée. On ne sait ce qui y est le plus dérangeant : le spectacle d’un lent supplice ou ce gros sac de jute agité d’étranges soubresauts. Car la pire vision d’horreur est peut-être celle que l’on imagine. Bonne nuit !
A. F.
Nuit J-Horror
Institut Lumière Vendredi 15 octobre, Minuit
Ring de Hideo Nakata (Ringu, 1998, 1h36, int-12ans)
Audition de Takashi Miike (Ôdishon, 1999, 1h55, int-16ans)
Dark Water de Hideo Nakata (Honogurai mizu no soko kara, 2002, 1h41, int-12ans)
Restaurations 4K et ressortie en salles de la trilogie J-Horror en mars 2022 par La Rabbia